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Le meilleur champagne à plus de 100 euros

Au-delà de 100 euros, les champagnes sont presque tous millésimés ou issus de grands crus, et les prix montent jusqu’à plus de 500 euros. Six cuvées retenues, de 108 à 535 euros environ, avec les repères pour les situer.

5 min de lecturePrix cités relevés le 1 octobre 2026La rédaction
Le meilleur champagne à plus de 100 euros
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Ce que permet un budget de plus de 100 euros

Au-delà de 100 euros, la plupart des cuvées sont des millésimés, des blancs de blancs de grand cru ou des cuvées de prestige de grandes maisons. Cette sélection va de 108 euros à plus de 500 euros pour la bouteille la plus chère, et l’écart tient pour l’essentiel au millésime, au cru et à la durée passée en cave.

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Les repères sur l’étiquette

Le millésime fixe l’année de la récolte : il s’étend ici de 2008 à 2016, tandis que la Grande Cuvée de Krug assemble treize années différentes. La mention grand cru désigne des raisins issus des villages les mieux situés, et figure sur Louis Salmon de Billecart-Salmon. Le dosage reste lisible sur l’étiquette, avec un extra brut et cinq bruts, et le dégorgement tardif de Jacquesson indique un séjour prolongé sur lies avant la mise en vente. La durée de cave complète la lecture, avec quinze ans pour le P2 2008 de Dom Pérignon et cent cinquante vins clairs de treize années assemblés pour Krug.

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La sélection

1. Le blanc de blancs millésimé 2016

Pol Roger, maison, élabore le Blanc de Blancs 2016 à partir de chardonnay seul, en brut. Les fleurs blanches et les agrumes du nez laissent place à la brioche et à l’amande. La bouche, tendue, a assez de matière pour tenir un fromage affiné, et la finale reste longue et précise. Il passe de l’apéritif à une viande blanche.

2. L’extra brut à dégorgement tardif

Jacquesson, maison, assemble dans la Cuvée 744 Dégorgement Tardif Extra Brut du chardonnay, du pinot noir et du pinot meunier. Le dégorgement tardif apporte la brioche à un nez de fruits blancs et d’agrumes, et donne une bouche vive et structurée. La finale, longue, minérale et légèrement amère, destine cette cuvée à un plateau d’huîtres.

3. Le blanc de blancs de grand cru bâti pour la garde

Billecart-Salmon, maison, élabore Louis Salmon 2013, blanc de blancs de grand cru issu de chardonnay seul, en brut. Le nez pâtissier associe brioche moelleuse, tarte à la mirabelle et ananas frais. L’attaque est vive et droite, la texture soyeuse et tendue, et la finale longue et saline annonce une cuvée bâtie pour la garde. Elle se sert seule ou sur un plat de poisson travaillé.

4. L’assemblage de treize années

Krug, maison, compose la Grande Cuvée 173e Édition de 44 % de pinot noir, 34 % de chardonnay et 22 % de meunier, à partir de 150 vins clairs issus de treize années. Le nez mêle fruits secs, agrumes confits, amande grillée, pain toasté et miel. La bouche, ample, passe par la pomme, l’épice et une pointe minérale avant une finale longue et saline. Elle se prête à un apéritif long.

5. Le rosé millésimé de table

Taittinger, maison, assemble dans les Comtes de Champagne Rosé 2012 60 % de pinot noir et 40 % de chardonnay, en brut rosé. Le pinot noir porte les petits fruits rouges du nez, les années de cave une nuance torréfiée. La matière dense du millésime 2012 tient face à un plat, et la finale est longue et fondue. Il accompagne un pigeon rôti encore rosé ou un dessert aux fruits rouges.

6. Le millésimé 2008 après quinze ans de cave

Dom Pérignon, maison, présente le P2 2008, assemblage de 52 % de chardonnay et 48 % de pinot noir resté quinze ans en cave. Le nez, précis, passe du citron confit et de la bergamote à la pêche blanche, puis au cacao et au café torréfié. La bouche, ample et intense, a une matière soyeuse teintée d’iode, et la finale longue est toastée et saline. Cette bouteille de collection se sert seule, à l’apéritif.

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Choisir selon l’occasion et le plat

Sur des huîtres ou des crustacés, le Jacquesson, en extra brut, va droit à l’iode ; sur un poisson travaillé, Louis Salmon 2013 de Billecart-Salmon apporte plus de chair. Le blanc de blancs de Pol Roger se choisit pour un fromage affiné ou une viande blanche, et les Comtes de Champagne Rosé 2012 de Taittinger pour un gibier à plume ou une viande rouge.

Pour un apéritif qui se prolonge, la Grande Cuvée de Krug tient sans plat, et le P2 2008 de Dom Pérignon se réserve à un cadeau lié à son millésime. Un cran en dessous, la sélection de 80 à 100 euros réunit des millésimés de 2016 à 2018.

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Le service et la garde

Un service entre huit et dix degrés, jusqu’à douze pour les millésimés les plus mûrs, dans un grand verre, laisse ces cuvées développer leurs arômes. Les bouteilles se conservent couchées, à l’abri de la lumière, dans une cave fraîche. Les millésimes de 2008 à 2016 réunis ici ont déjà passé plusieurs années en cave avant la vente, et Louis Salmon 2013 est bâti pour la garde.

À retenir

01

Au-delà de 100 euros, les prix vont de 108 à 535 euros dans cette sélection, et les données de millésime, de cru et de durée de cave expliquent l’écart.

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La sélection réunit un blanc de blancs, un extra brut à dégorgement tardif, un rosé de grand cru, une Grande Cuvée de treize années et un P2 de quinze ans de cave.

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Pour des huîtres ou un poisson, le Jacquesson en extra brut et le Louis Salmon 2013 de Billecart-Salmon offrent tension et finale saline.

Les bouteilles citées

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