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Le meilleur champagne entre 80 et 100 euros

Entre 80 et 100 euros, le choix s’ouvre aux millésimés, aux mentions de cru et aux dosages resserrés. Cinq cuvées retenues parmi celles disponibles, avec les repères de l’étiquette.

5 min de lecturePrix cités relevés le 1 octobre 2026La rédaction
Le meilleur champagne entre 80 et 100 euros
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Ce que permet un budget de 80 à 100 euros

À ce niveau de prix, l’offre quitte le brut sans année d’entrée de gamme pour s’étendre aux millésimés 2016 à 2018, aux blancs de blancs de grand cru, aux rosés de millésime et aux blancs de noirs de grand cru. Les cuvées se distinguent alors par des données précises : année de récolte, cépages, cru et dosage. Parmi les cinq bouteilles retenues figurent un blanc de blancs dosé en extra brut et un millésimé 2016 élaboré sans fermentation malolactique.

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Les repères sur l’étiquette

Le millésime indique que le champagne provient d’une seule récolte, ce que confirment les bouteilles de 2016, 2017 et 2018 de cette sélection. La mention de cru situe l’origine des raisins par village, avec ici un grand cru chez Billecart-Salmon et chez Lallier. Le dosage se lit sur l’étiquette, où l’extra brut correspond à une teneur en sucre plus basse que le brut. La durée sur lies, quand elle est communiquée, renseigne sur l’élevage. Le statut complète la lecture : les cinq producteurs portent la mention NM, qui désigne une maison.

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La sélection

1. Le blanc de blancs en extra brut

Billecart-Salmon Le Blanc de BlancsBillecart-Salmon, Le Blanc de Blancs
Extra brut · Grand cru · Sans année
81,50 €
Voir la fiche et l’offre

Billecart-Salmon, maison, élabore Le Blanc de Blancs à partir de chardonnay seul, dosé en extra brut. Le nez de brioche et de beurre frais sur des fleurs blanches précède une bouche crémeuse, entre meringue, amande fraîche et zeste de citron. La finale, saline et longue, garde la craie et l’agrume. La cuvée s’accorde aux crustacés, aux huîtres ou à un poisson en sauce en début de repas.

2. Le millésimé de maison à dominante de pinot noir

Pol Roger, maison, assemble dans son Brut Vintage 2018 60 % de pinot noir et 40 % de chardonnay issus de vingt grands et premiers crus. Brioche, fruits secs, un reste d’agrumes et une touche de pétale de rose composent le nez. La bouche, pleine et soyeuse, porte la densité du millésime jusqu’à une finale longue refermée sur la brioche. Il accompagne un ris de veau, une volaille ou un poisson en sauce.

3. Le rosé millésimé de pinot noir de Cumières

Louis Roederer, maison, présente le Brut Rosé Millésimé 2017, assemblage de 60 % de pinot noir et 40 % de chardonnay. Le pinot noir de Cumières donne une robe rose soutenu et un nez de fruits rouges mûrs sur des zestes d’agrumes. La bouche est ample et fraîche, le pinot noir apportant la matière et la craie la tension, jusqu’à une finale saline et longue. Ce rosé passe de l’apéritif au dessert.

4. Le blanc de noirs de grand cru

Lallier Blanc de Noirs Grand Cru Les SousLallier, Blanc de Noirs Grand Cru Les Sous
Extra brut · Grand cru · Sans année
91,90 €
Voir la fiche et l’offre

Lallier, maison, élabore le Blanc de Noirs Grand Cru Les Sous à partir de pinot noir seul d’Aÿ, en extra brut. Le nez de pain frais et de fruits secs garde une fraîcheur qui tempère la richesse du cépage. La bouche est élégante et sans excès de puissance, et la finale reste fraîche, sur le fruit sec. Il se destine à un pâté en croûte ou à une viande.

5. Le millésimé 2016 sans malolactique

Alfred Gratien, maison, assemble dans la Cuvée Paradis Brut Millésime 2016 60 % de chardonnay et 40 % de pinot noir, passés par le fût et élaborés sans fermentation malolactique. Le nez associe bergamote, zeste de pamplemousse, chèvrefeuille et violette, avec une touche de vanille et de craie humide. La bouche, précise et tendue, à la fois crémeuse et croquante, mène à une finale longue, saline et crayeuse, bâtie pour une longue garde. Elle se sert à l’apéritif ou sur un poisson.

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Choisir selon l’occasion et le plat

Sur des huîtres ou des crustacés, Le Blanc de Blancs de Billecart-Salmon, en extra brut, a la ligne la plus sèche, et la Cuvée Paradis 2016 d’Alfred Gratien se prête à un apéritif autour du poisson cru. Le rosé de Louis Roederer est le seul à aller jusqu’au dessert.

Pour une volaille, un ris de veau ou un fromage, le Brut Vintage 2018 de Pol Roger a la matière d’un millésimé ; sur une charcuterie ou un pâté en croûte, le blanc de noirs de Lallier prend le relais. Un cran en dessous, la sélection de 50 à 80 euros propose d’autres millésimés, et au-delà de 100 euros viennent les cuvées de prestige.

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Le service et la garde

Un service entre huit et dix degrés, jusqu’à douze pour les millésimés les plus mûrs, dans un verre assez large, met en valeur ces cuvées. Les bouteilles se conservent couchées, à l’abri de la lumière et de la chaleur, dans une cave fraîche. Les millésimes de 2016 à 2018 réunis ici ont déjà quelques années de cave derrière eux, et la Cuvée Paradis 2016 d’Alfred Gratien est bâtie pour une longue garde.

À retenir

01

Entre 80 et 100 euros, les repères utiles sont le millésime, la mention de cru, le dosage et, quand elle est indiquée, la durée sur lies.

02

La sélection réunit un blanc de blancs, un blanc de noirs, un rosé millésimé et deux millésimés.

03

Pour des huîtres ou des crustacés, le blanc de blancs de Billecart-Salmon répond par sa tension et sa finale citronnée.

Les bouteilles citées

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