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Meilleur champagne rosé : notre sélection par budget
Le rosé compte parmi les champagnes les plus délicats à élaborer. Ce guide présente ses deux méthodes, six cuvées classées par prix et les moments où le servir.
Assemblage ou saignée
L’élaboration d’un rosé demande de doser la couleur et le fruit avec précision, afin d’éviter la lourdeur d’une confiture sans perdre en fraîcheur. La grande majorité des rosés de Champagne sont des rosés d’assemblage : une petite part de vin rouge de la région est ajoutée à un champagne blanc, juste avant la prise de mousse. Cette méthode, précise et régulière, donne des rosés fins, adaptés à l’apéritif.
La saignée, plus rare et plus exigeante, consiste à laisser macérer brièvement les peaux des raisins noirs dans le jus pour le teinter, comme pour un rosé tranquille. Le résultat, plus coloré et plus structuré, est pensé pour la table, et le Rosé de Saignée de Michel Furdyna, en pinot noir seul, en donne un exemple dans cette sélection.
Les repères sur l’étiquette
La part de pinot noir, quand elle est indiquée, renseigne sur la matière : elle va de 35 % dans Le Rosé de Billecart-Salmon, allégé par 45 % de chardonnay, à 100 % dans la saignée de Michel Furdyna. Le dosage distingue un extra brut, comme ce même Rosé de Billecart-Salmon, des bruts rosés, et le millésime signale une cuvée issue d’une seule récolte, comme l’Élisabeth Salmon 2013.
La sélection
1. Le rosé d’assemblage d’entrée de gamme
| Angellis, Brut Rosé Brut rosé · Sans année | 24,90 € Voir la fiche et l’offre |
Angellis élabore un Brut Rosé d’assemblage, où un vin rouge colore un champagne de 50 % de pinot noir, 40 % de chardonnay et 10 % de meunier. Le pinot noir majoritaire oriente le nez vers la fraise et la groseille. La bouche souple doit sa fraîcheur à la part de chardonnay, et la finale reste courte et ronde. C’est le rosé le plus abordable de la sélection, à servir à l’apéritif.
2. Le rosé de vigneron à dominante de pinot noir
| Gruet, Brut Rosé Brut rosé · Sans année | 28,90 € Voir la fiche et l’offre |
Gruet, vigneron, assemble son Brut Rosé à partir de 90 % de pinot noir et 10 % de chardonnay, avec un vin rouge vieilli en fût. La robe est d’un rose soutenu, et le nez s’ouvre sur la fraise et la framboise. La bouche, complexe et fraîche, garde le fruit rouge jusqu’à une finale nette. Il se sert à l’apéritif d’été ou sur un dessert.
3. Le rosé de saignée de pinot noir
| Michel Furdyna, Brut Rosé Rosé de Saignée Brut rosé · Sans année | 30,90 € Voir la fiche et l’offre |
Michel Furdyna, vigneron, élabore ce Brut Rosé de Saignée à partir de pinot noir seul, avec une macération courte. La robe est rosée et soutenue, et le nez met en avant les fruits rouges. La bouche, gourmande et fine, s’achève sur une finale fraîche. Il accompagne une viande blanche, un canard ou un thon juste saisi.
4. Le rosé de pinot noir de la Côte des Bar
| Devaux, Cœur des Bar Rosé Brut rosé · Sans année | 35,00 € Voir la fiche et l’offre |
Devaux assemble le Cœur des Bar Rosé à partir de 80 % de pinot noir de la Côte des Bar et de 20 % de chardonnay. Le nez associe des fruits rouges charnus à la fraîcheur des fruits blancs. La bouche, ronde et douce, garde la vivacité du chardonnay jusqu’à une finale fruitée. Il se sert à l’apéritif, sur une charcuterie ou sur une tarte aux fruits rouges.
5. Le rosé de maison en extra brut
| Billecart-Salmon, Le Rosé Extra brut rosé · Sans année | 73,50 € Voir la fiche et l’offre |
Billecart-Salmon, maison, compose Le Rosé de 45 % de chardonnay, 35 % de pinot noir et 20 % de meunier, en extra brut. Groseille, framboise et baies rouges s’accompagnent au nez de saveurs toastées. La bouche est fine et croustillante, et la finale, nette et fruitée, se referme sur une touche grillée. Il se sert à l’apéritif ou sur une viande.
6. Le rosé millésimé de prestige
| Billecart-Salmon, Élisabeth Salmon Brut Rosé 2013 Brut rosé · 2013 | Actuellement indisponible Voir la fiche |
Billecart-Salmon, maison, assemble dans l’Élisabeth Salmon Brut Rosé 2013 53 % de pinot noir et 47 % de chardonnay. Le nez, mûr et pâtissier, réunit la rose, les embruns iodés, la cerise, la pomme et l’orange sanguine. La bouche délicate évoque le clafoutis de cerises et la gelée d’orange sanguine, avant une finale crayeuse, longue et saline, sur la clémentine. Ce rosé millésimé se sert à l’apéritif ou sur une volaille.
Les occasions du rosé
À l’apéritif, les bruts rosés d’Angellis et de Gruet couvrent l’essentiel à moins de trente euros, et Le Rosé de Billecart-Salmon, en extra brut, se choisit quand les bouchées sont salées ou qu’une charcuterie circule. Pour une tarte aux fraises ou une salade de fruits rouges, le Cœur des Bar de Devaux, rond et doux, et le Gruet répondent au fruit du dessert par le leur, alors que l’extra brut de Billecart-Salmon y paraîtrait maigre.
À table, le Rosé de Saignée de Michel Furdyna, plus structuré que les rosés d’assemblage, tient face à une cuisine légèrement épicée. Le service se fait autour de huit à dix degrés, un peu plus haut pour ce rosé de saignée qui a de la matière.
À retenir
01
Le rosé exige un dosage précis de la couleur et du fruit.
02
L’assemblage donne la finesse et l’apéritif, la saignée le corps et la table.
03
Sur un dessert aux fruits rouges, le rosé répond au fruit par le fruit.